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 Background Jarkan

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jarkan



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MessageSujet: Background Jarkan   Mer 7 Mai - 17:41

Bonjour à tous^^ Voici un petit texte lié à mon background terrestre. J'espère qu'il n'y a pas trop de fautes...
Bonne journée,
---------
Je n'étais qu'une plaie, une âme en sursis, déchirée par la mort et la vengeance. Un de ces êtres entre le purgatoire et l'enfer.
En ce jour d'automne, je fuyais, une lame à la main, une lame encore rouge du sang versé, comme si seules ces rivières pourpres dont j'inondais les plaines pouvaient me soulager du fardeau qui m'endeuillait.
Une nuit sans lune protégeait ma course éperdue à travers les ruelles d'un petit village choisi au hasard. Des cris et des pleurs retentirent au loin alors qu'enfin, j'atteignais la lisière de la forêt. A moitié caché derrière un jeune chêne, je regardais le sursaut des villageois et la souffrance que je venais semer.

Le sort en était jeté. "Faire souffrir comme j'avais souffert, faire payer la race humaine pour son intolérance, sa cruauté, son besoin de dominer" martelait mon esprit assoiffé par la vengeance, une vengeance aveugle…

---

Comme à chaque fois, tapis dans les buissons, j'observais une maison légèrement excentrée du village. Apparemment, une fête avait été organisée. Au rez-de-chaussée, le vaste salon proposait à la fois un buffet froid et une zone de danse. Une baie vitrée ouverte permettait aux invités de profiter de l'air frais du soir et d'un ciel dégagé garni de milliers étoiles. Ils allaient et venaient seul ou à deux. Certains s'enlaçaient tendrement, d'autres riaient aux éclats. L'étage semblait plus calme. De temps à autre, les lumières des chambres s'allumaient et éclairaient un homme ou une femme prenant ou déposant un vêtement, puis s'éteignaient quelques secondes plus tard.

Comme à chaque fois, je pris dans mes mains une boule de feuilles soigneusement pliées la veille pour la mettre dans ma bouche. Je me forçais à la mâcher et à la mastiquer soigneusement tandis que lentement un jus âpre et brulant remplissait ma bouche puis mon estomac.
Les lumières prirent une teinte bleutée et le lampadaire de la ruelle se mit à cracher des étincelles rougeoyantes. Je me mis à courir en direction de la maison tout en gloussant sans raison. Quelqu'un s'exclama et tous se tournèrent vers moi comme tétaniser. J'éclatais de rire et, sortant mon poignard, je poursuivis mon avancée vers les invités. La panique gagna tout d'abord une petite poignée de personnes qui gesticulaient dans tous les sens ne sachant pas où aller et derrière qui se protéger. Une portière claqua, et une voiture démarra en trombe. Deux hommes pourtant avaient choisi de me faire face alors que quelques invités gagnés par la curiosité se tenaient un peu en retrait observant la scène. Le premier, mince et élancé, devait avoir une trentaine d'années. Le second, petit et trapu, avait un air étonnement jovial malgré ses nombreuses rides.

- Dégage de là ! Dis le premier

- Retourne d'où tu viens, monstre ! Va au Diable ! Ajouta le second

Je me dirigeai alors droit vers le premier qui prit une chaise et la lança dans ma direction. Petit et vif, je n'eus aucune peine à esquiver et à fondre sur ma cible. Celui-ci fit un pas de côté, mais ne s'écarta pas assez vite. La lame fendit l'air et trancha net la gorge de l'inconscient. L'homme tomba à genoux puis s'écroula dans une flaque de sang qui lentement s'étalait. Des cris s'élevèrent et la panique gagna à nouveau les invités qui cherchaient désespérément une issue. Je me tournais maintenant vers le petit homme qui pétrifié par la peur n'arrivait plus à faire le moindre geste. Je m'approchais lentement, le regardant droit dans les yeux. A moins d'un mètre l'un de l'autre, je sentis sa peur, sa mort. Je le vis accepter son destin, et durant une fraction de seconde, je crus percevoir… un sourire. Ma lame était maintenant appuyer sur son cou et s'apprêtait à ouvrir à nouveau les portes du royaume des morts.

Je n'entendis rien pourtant mon épaule me brula atrocement, ma main s'ouvrit machinalement et mon poignard tomba sur les dalles à peine humide de la terrasse. En me retournant, je vis alors une femme munie d'un fusil de chasse, le doigt sur la seconde gâchette. Abandonnant le combat, je battis en retraite en direction de la forêt. A mi-chemin, je sentis une violente douleur au milieu du dos, je tombai, mais dans un reflexe de survie, je me relevai aussitôt et poursuivis ma course pour enfin disparaître parmi les ombres de la forêt.

Enfin à l'abri, je pus évaluer l'état de mes blessures. Les quelques plombs qui s'étaient fichés dans mon dos n'avaient pas réussi à transpercer la peau et je parvins à les retirer au prix de quelques contorsions. Par contre, mon épaule droite comportait de nombreuses petites plaies profondes qui allaient mettre longtemps à cicatriser. Cette nuit là, je ne dormis pas submergés par des douleurs lancinantes et par la vision de cette femme. Elle avait de longs cheveux bruns tombant sur ses épaules. Ses yeux d'un magnifique bleu m'avait fixé avec détermination mais bizarrement sans haine. Je compris alors que cette nuit là, je n'avais pas fuit devant un fusil à grenaille mais devant mon passé.
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DeepBlue



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MessageSujet: Re: Background Jarkan   Mer 7 Mai - 18:23

jarkan a écrit:

Je n'étais qu'une plaie, une âme en sursis, déchirée par la mort et la vengeance. Un de ces êtres entre le purgatoire et l'enfer.
En ce jour d'automne, je fuyais, une lame à la main, une lame encore rouge du sang versé, comme si seules ces rivières pourpres dont j'inondais les plaines pouvaient me soulager du fardeau qui m'endeuillait.
Une nuit sans lune protégeait ma course éperdue à travers les ruelles d'un petit village choisi au hasard. Des cris et des pleurs retentirent au loin alors qu'enfin, j'atteignais la lisière de la forêt. A moitié caché derrière un jeune chêne, je regardais le sursaut des villageois et la souffrance que je venais semer.

Le sort en était jeté. "Faire souffrir comme j'avais souffert, faire payer la race humaine pour son intolérance, sa cruauté, son besoin de dominer" martelait mon esprit assoiffé par la vengeance, une vengeance aveugle…

---

Comme à chaque fois, tapis dans les buissons, j'observais une maison légèrement excentrée du village. Apparemment, une fête avait été organisée. Au rez-de-chaussée, le vaste salon proposait à la fois un buffet froid et une zone (je dirais 'un espace') de danse. Une baie vitrée ouverte permettait aux invités de profiter de l'air frais du soir et d'un ciel dégagé garni de milliers d'étoiles. Ils allaient et venaient seuls ou à deux. Certains s'enlaçaient tendrement, d'autres riaient aux éclats. L'étage semblait plus calme. De temps à autre, les lumières des chambres s'allumaient et éclairaient un homme ou une femme prenant ou déposant un vêtement, puis s'éteignaient quelques secondes plus tard.

Comme à chaque fois, je pris dans mes mains une boule de feuilles soigneusement pliées la veille pour la mettre dans ma bouche. Je me forçais à la mâcher et à la mastiquer soigneusement tandis que lentement un jus âpre et brulant remplissait ma bouche puis mon estomac.
Les lumières prirent une teinte bleutée et le lampadaire de la ruelle se mit à cracher des étincelles rougeoyantes. Je me mis à courir en direction de la maison tout en gloussant sans raison. Quelqu'un s'exclama et tous se tournèrent vers moi comme tétanisés. J'éclatai de rire et, sortant mon poignard, je poursuivis mon avancée vers les invités. La panique gagna tout d'abord une petite poignée de personnes qui gesticulaient dans tous les sens ne sachant pas où aller et derrière qui se protéger. Une portière claqua, et une voiture démarra en trombe. Deux hommes pourtant avaient choisi de me faire face alors que quelques invités gagnés par la curiosité se tenaient un peu en retrait observant la scène. Le premier, mince et élancé, devait avoir une trentaine d'années. Le second, petit et trapu, avait un air étonnement jovial malgré ses nombreuses rides.

- Dégage de là ! Dis le premier.

- Retourne d'où tu viens, monstre ! Va au Diable ! Ajouta le second.

Je me dirigeai alors droit vers le premier qui prit une chaise et la lança dans ma direction. Petit et vif, je n'eus aucune peine à l'esquiver et à fondre sur ma cible. Celui-ci fit un pas de côté, mais ne s'écarta pas assez vite. La lame fendit l'air et trancha net la gorge de l'inconscient. L'homme tomba à genoux puis s'écroula dans une flaque de sang qui lentement s'étalait. Des cris s'élevèrent et la panique gagna à nouveau les invités qui cherchaient désespérément une issue. Je me tournai maintenant vers le petit homme qui pétrifié par la peur n'arrivait plus à faire le moindre geste. Je m'approchai lentement, le regardant droit dans les yeux. A moins d'un mètre l'un de l'autre, je sentis sa peur, sa mort. Je le vis accepter son destin, et durant une fraction de seconde, je crus percevoir… un sourire. Ma lame était maintenant appuyée sur son cou et s'apprêtait à ouvrir à nouveau les portes du royaume des morts.

Je n'entendis rien, pourtant mon épaule me brûla atrocement, ma main s'ouvrit machinalement et mon poignard tomba sur les dalles à peine humides de la terrasse. En me retournant, je vis alors une femme munie d'un fusil de chasse, le doigt sur la seconde gâchette. Abandonnant le combat, je battis en retraite en direction de la forêt. A mi-chemin, je sentis une violente douleur au milieu du dos, je tombai, mais dans un reflexe de survie, je me relevai aussitôt et poursuivis ma course pour enfin disparaître parmi les ombres de la forêt.

Enfin à l'abri, je pus évaluer l'état de mes blessures. Les quelques plombs qui s'étaient fichés dans mon dos n'avaient pas réussi à transpercer la peau et je parvins à les retirer au prix de quelques contorsions. Par contre, mon épaule droite comportait de nombreuses petites plaies profondes qui allaient mettre longtemps à cicatriser. Cette nuit là, je ne dormis pas, submergé par des douleurs lancinantes et par la vision de cette femme. Elle avait de longs cheveux bruns tombant sur ses épaules. Ses yeux, d'un magnifique bleu m'avaient fixé avec détermination mais bizarrement sans haine. Je compris alors que cette nuit là, je n'avais pas fui devant un fusil à grenaille (ici j'ai un doute s'il faut un 's' à grenaille ou pas) mais devant mon passé.
Première lecture.
Je demande quand même l'avis d'autres correcteurs (et de l'auteur) sur l'utilisation de l'imparfait dans le 3ème paragraphe alors qu'ailleurs tout est au passé simple.
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Absurd_Jedi
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MessageSujet: Re: Background Jarkan   Mer 7 Mai - 20:16

J'ai pas trouvé de fôte restante dans la correction de Deepblue.

Concernant l'usage de l'imparfait au 3ème paragraphe, ça me parait correct : il est utilisé pour des descriptions ou pour relater des actions qui durent dans le temps. Wink
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jarkan



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MessageSujet: Re: Background Jarkan   Ven 9 Mai - 10:35

Merci beaucoup à tous les deux^^
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Natwail

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MessageSujet: Re: Background Jarkan   Ven 9 Mai - 11:42

DeepBlue a écrit:
jarkan a écrit:

Je n'étais qu'une plaie, une âme en sursis, déchirée par la mort et la vengeance. Un de ces êtres entre le purgatoire et l'enfer.
En ce jour d'automne, je fuyais, une lame à la main, une lame encore rouge du sang versé, comme si seules ces rivières pourpres dont j'inondais les plaines pouvaient me soulager du fardeau qui m'endeuillait.
Une nuit sans lune protégeait ma course éperdue à travers les ruelles d'un petit village choisi au hasard. Des cris et des pleurs retentirent au loin alors qu'enfin, j'atteignais la lisière de la forêt. A moitié caché derrière un jeune chêne, je regardais le sursaut des villageois et la souffrance que je venais semer.

Le sort en était jeté. "Faire souffrir comme j'avais souffert, faire payer la race humaine pour son intolérance, sa cruauté, son besoin de dominer" martelait mon esprit assoiffé par la vengeance, une vengeance aveugle…

---

Comme à chaque fois, tapis dans les buissons, j'observais une maison légèrement excentrée du village. Apparemment, une fête avait été organisée. Au rez-de-chaussée, le vaste salon proposait à la fois un buffet froid et une zone (je dirais 'un espace')[et moi je dirais 'une piste'] de danse. Une baie vitrée ouverte permettait aux invités de profiter de l'air frais du soir et d'un ciel dégagé garni de milliers d'étoiles. Ils allaient et venaient seuls ou à deux. Certains s'enlaçaient tendrement, d'autres riaient aux éclats. L'étage semblait plus calme. De temps à autre, les lumières des chambres s'allumaient et éclairaient un homme ou une femme prenant ou déposant un vêtement, puis s'éteignaient quelques secondes plus tard.

Comme à chaque fois, je pris dans mes mains une boule de feuilles soigneusement pliées la veille pour la mettre dans ma bouche. Je me forçais à la mâcher et à la mastiquer soigneusement tandis que lentement un jus âpre et brulant remplissait ma bouche puis mon estomac.
Les lumières prirent une teinte bleutée et le lampadaire de la ruelle se mit à cracher des étincelles rougeoyantes. Je me mis à courir en direction de la maison tout en gloussant sans raison. Quelqu'un s'exclama et tous se tournèrent vers moi comme tétanisés. J'éclatai de rire et, sortant mon poignard, je poursuivis mon avancée vers les invités. La panique gagna tout d'abord une petite poignée de personnes qui gesticulaient dans tous les sens ne sachant pas où aller et derrière qui se protéger. Une portière claqua, et une voiture démarra en trombe. Deux hommes pourtant avaient choisi de me faire face alors que quelques invités gagnés par la curiosité se tenaient un peu en retrait observant la scène. Le premier, mince et élancé, devait avoir une trentaine d'années. Le second, petit et trapu, avait un air étonnement jovial malgré ses nombreuses rides.

- Dégage de là ! Dit le premier.

- Retourne d'où tu viens, monstre ! Va au Diable ! Ajouta le second.

Je me dirigeai alors droit vers le premier qui prit une chaise et la lança dans ma direction. Petit et vif, je n'eus aucune peine à l'esquiver et à fondre sur ma cible. Celui-ci fit un pas de côté, mais ne s'écarta pas assez vite. La lame fendit l'air et trancha net la gorge de l'inconscient. L'homme tomba à genoux puis s'écroula dans une flaque de sang qui lentement s'étalait. Des cris s'élevèrent et la panique gagna à nouveau les invités qui cherchaient désespérément une issue. Je me tournai maintenant vers le petit homme qui pétrifié par la peur n'arrivait plus à faire le moindre geste. Je m'approchai lentement, le regardant droit dans les yeux. A moins d'un mètre l'un de l'autre, je sentis sa peur, sa mort. Je le vis accepter son destin, et durant une fraction de seconde, je crus percevoir… un sourire. Ma lame était maintenant appuyée sur son cou et s'apprêtait à ouvrir à nouveau les portes du royaume des morts.

Je n'entendis rien, pourtant mon épaule me brûla atrocement, ma main s'ouvrit machinalement et mon poignard tomba sur les dalles à peine humides de la terrasse. En me retournant, je vis alors une femme munie d'un fusil de chasse, le doigt sur la seconde gâchette. Abandonnant le combat, je battis en retraite en direction de la forêt. A mi-chemin, je sentis une violente douleur au milieu du dos, je tombai, mais dans un reflexe de survie, je me relevai aussitôt et poursuivis ma course pour enfin disparaître parmi les ombres de la forêt.

Enfin à l'abri, je pus évaluer l'état de mes blessures. Les quelques plombs qui s'étaient fichés dans mon dos n'avaient pas réussi à transpercer la peau et je parvins à les retirer au prix de quelques contorsions. Par contre, mon épaule droite comportait de nombreuses petites plaies profondes qui allaient mettre longtemps à cicatriser. Cette nuit là, je ne dormis pas, submergé par des douleurs lancinantes et par la vision de cette femme. Elle avait de longs cheveux bruns tombant sur ses épaules. Ses yeux, d'un magnifique bleu m'avaient fixé avec détermination mais bizarrement sans haine. Je compris alors que cette nuit là, je n'avais pas fui devant un fusil à grenaille (ici j'ai un doute s'il faut un 's' à grenaille ou pas) mais devant mon passé.

Erm. J'en ai trouvé deux :aga:
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