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 Un noob pas si noob

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Sahagun



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Date d'inscription : 23/04/2008

MessageSujet: Un noob pas si noob   Mer 23 Avr - 20:20

Il se réveille, l’estomac tiraillé par la faim. C’est d’ailleurs la faim qui l’a tiré de ce sommeil. Il se lève et se dirige vers l’espace du bunker réservé à la cuisine. Cet espace est minuscule. Un évier surplombe un placard dans lequel est stocké de vieux produits ménagers et des rations de la firme. Une aubaine ! Il en prend deux et les posent à même la plaque chauffante. L’aluminium ne brule pas. Heureusement que la firme emballe ses rations sous vide. Elles ont pu se conserver pendant tout ce temps sans même être altérées par cette longue période. Pendant ce temps il regarde autour de lui. Une table occupe un coin. Elle est suffisamment grande pour une personne mais ne pourrais pas en accueillir deux. D’ailleurs, il n’y a qu’une seule chaise. Les deux sont en métal afin de ne pas s’abimer trop vite. La rouille a commencé à apparaitre autour des vis. Sur la table une vieille assiette encore pleine est restée. L’ancien propriétaire est parti sans même faire sa vaisselle. Heureusement, il y en a une deuxième. Le garçon prend celle sur la table et la jette dans le vide ordure. Un bruit métallique se fait entendre lorsqu’elle touche le fond. A peine le tube refermé, un bruit de dépressurisation retenti et l’assiette est emportée par le vent balayant la surface de la planète. Une odeur de nourriture chaude embaume le bunker. Les rations sont prêtes. Un festin s’annonce. Il verse la première dans l’assiette propre et commence à manger. A peine la première bouchée avalée, la dure réalité revient au galop. La firme est vraiment nulle en cuisine.

Il termine rapidement son repas et nettoie l’assiette. C’est la dernière, pas question de la jeter. Il prend alors le temps de faire le tour du bunker. Sur la rampe de lancement, un rover attend de puis longtemps d’être vidé de son dernier voyage. Il semble en bon état. Il entreprend alors de le vider et trouve parmi le minerai rapporté un morceau d’un autre rover. Une pièce banale, facile à refaire, mais c’est toujours ca de moins à faire en cas de problèmes. Après avoir récupéré la cargaison, il le relance. Il a choisi de l’envoyer à l’extrémité est de l’exploitation afin de mieux connaitre le paysage entourant ce bunker. Le rover, si tout va bien, reviendra dans 7h30. Il range le garage afin d’optimiser l’espace restreint et se dirige vers le panneau de contrôle. Il observe calmement le paysage dévoilé par le rover. Il semble plat et pas trop difficile à travailler. C’est une bonne nouvelle. Ce bunker bien que petit pourrait bien être sa nouvelle maison. Du panneau de contrôle, il regarde les autres données de sa nouvelle exploitation. La serre semble avoir besoin d’être nettoyée, des carottes ont pourri à l’intérieur. Quel gâchis ! La trieuse et le synthétiseur semblent avoir besoin d’un bon nettoyage et les tours sont visiblement pleines de jus de steak. Ca l’avait toujours étonné de trouver du jus de steak sur les grilles de catalyse en haut des tours. Quand même, monter sur des tours mesurant plus de 7m60 pour les enduire de jus de steak, il faut avouer que l’idée est saugrenue. Les containers à minerais, oxygène et hydrogène sont vides aussi. Il a du travail, impossible de le nier.

Mais la première tache à accomplir, c’est le nettoyage des toilettes. Prenant son courage à deux mains, il saisit un nettoyant sous l’évier et se dirige vers cette porte maudite. Il l’ouvre et commence à frotter. Après plus de deux heures, il termine enfin ce dur labeur qui lui aura fait vider son estomac par trois fois. Rangeant les produits, il trouve un petit désodorisant. Sur l’étiquette, on peut y lire « odeur sous bois ». Actionnant deux fois le désodorisant, il parfume ses toilettes avec ravissement.

Enfin, la tache la plus lourde : le scaphandre. Le travail va être long. Il se saisit du casque et l’observe. Des pierres ont partiellement abimé la surface mais le pire c’est la visière. Il va falloir en fabriquer une nouvelle. Il n’en a pas trouvé d’autre en rangeant le garage. Par contre, il a trouvé une vitre blindée prévu en cas de casse lors d’une violente tempête. En la découpant et en la transformant à l’aide du chalumeau, il pourra peut être en faire une visière. Il se saisit de la vitre et entreprend de la découper. Comment découper une vitre blindée ? il prend le chalumeau et le poussant au maximum de sa capacité, il le dirige soigneusement pour en découper un rectangle plus grand que nécessaire de 2 centimètres. Lentement, les couches de plastique fondent et le rectangle se détache enfin. Il va pouvoir commencer à travailler au cœur du rectangle. Avec une patience infinie, il entreprend de chauffer le centre du plastique afin de pouvoir le bomber légèrement. Il pourra ainsi avoir une vision plus élargie. C’est pour cela que ces 2 centimètres en surplus étaient nécessaires. Ayant terminé cette délicate opération, il entreprend de fumer le plastique afin de pouvoir protéger ses yeux de la lumière solaire. Enfin c’est terminé, le montage est facile. Il colmate ensuite les différents trous provoqués par les pierres.

Après une après midi de travail, la fatigue se fait sentir. Il se dirige vers son panneau de contrôle. Il doit faire en sorte d’envoyer un signal à La Firme pour indiquer que le bunker est de nouveau en activité. S’il ne le fait pas, il ne sera pas ravitaillé et mourra. Il ouvre l’ancien Voxterm. Celui démarre après de multiple soubresaut. Il envoie alors un message à Boris Slavomir, DRH de La Firme.

« Monsieur Slavomir,

Veuillez prendre note de la réactivation du bunker 5054. Merci de faire passer les équipes de ravitaillement de votre entreprise afin de me permettre d’acheter les produits de première nécessité. Sachant que ce bunker était inactif depuis fort longtemps, j’espère que vous saurez me remercier de l’avoir repris. J’aurais en effet pu vous en demander un neuf.

Cordialement,

Sahagun. »

Le message est parti, il faut attendre la réponse. D’après ce que ses parents lui ont dit, l’administration de la Firme a besoin de beaucoup de temps pour répondre aux courriers. Ils recevraient des milliers de courriers chaque jour et ceci expliquerait leur lenteur.

Pendant ce temps là, le rover est revenu charriant par la même occasion un peu de minerai brut. Il se retourne après avoir envoyé le message et entreprend de vider le contenu du rover. Pas d’objet cette fois ci. L’est est une bonne zone, plate et apparemment riche en minerais. Il lui faut cependant explorer le reste de l’exploitation. Il décide de l’envoyer vers le nord. Une fois le rover parti, il se dirige vers sa cuisine et se prépare une nouvelle ration. Il la mange rapidement à peine chaude, enfile son scaphandre et sors pour aller réparer les installations.

Il se dirige en premier lieu vers la serre. En entrant, à nouveau une odeur nauséabonde le saisi et il en va de peu pour que son diner se retrouve dans son scaphandre. Il se concentre et entre pour nettoyer. Ici et là des morceaux de carottes ont pourri. La serre semble avoir été ravagée de l’intérieur. Il retrouve des morceaux de ces légumes jusqu’au plafond comme ci une tempête ou une force extérieure avait ravagé la serre. Des morceaux de carottes bouchent tous les conduits amenant l’eau nécessaire à la pousse et l’engrais accélérant la production. Il entreprend de tout nettoyer, centimètre par centimètre. Une fois la serre propre, il se dirige vers un local sur la droite et ouvre la porte. A l’intérieur, une multitude de graine attendant d’être semées. Il en prend une poignée et les sèment à la volée. Elles seront prêtes dans 10 jours si tout va bien.

Dehors la nuit était tombée. Comme l’exploitation avait été abandonnée, les lumières ne s’allument pas automatiquement. Il se retrouve donc seul dans le noir. Il va falloir retourner au bunker pour dormir. La journée précédente revient en mémoire ainsi que tous les dangers passés. Il ne veut pas revivre une nouvelle fois une telle expérience. Il essaie de se remémorer les pas qu’il a fait pour arriver jusqu’à son bunker. Mais impossible de se souvenir du nombre et de l’orientation suivie. Il n’a pas fait attention. Il lève les yeux au ciel. Il regarde les étoiles et réalise qu’il ne peut même pas s’orienter avec elles, il ne sait pas ou est son bunker. Il aperçoit le satellite Phobos qui passe au dessus de sa concession. Et soudain, un grand jet de lumière pars de Phobos et vient frapper le sol de Mars. La lumière éclaire son bunker, il va pouvoir rentrer chez lui. Mais auparavant, il s’accroche, il sait que le sol va trembler. Il ne sait pas ce que sont ces jets de lumières mais il sait qu’il ne veut pas en voir un de prêt. Le sol se met à trembler un peu dans un premier temps puis très violemment. Tous les objets qui ne sont pas fixés tombent. Souvent ces frappes dérèglent les rovers et ils se perdent. Pourvu que le sien ne se perde pas, ce serait un véritable malheur. Enfin la terre s’arrête de trembler et il peut enfin rentrer chez lui. Arrivant devant le sas, il presse le bouton et entre.

Après avoir posé son scaphandre, son Voxterm clignote. La Firme lui a déjà répondu. Ils ne sont pas si lents !

« Monsieur,

Nous sommes heureux que vous vous soyez installé dans un ancien bunker. Pour vous remercier, La Firme vous offre 15 rations alimentaires et vous apporteras un scaphandre neuf ainsi qu’une pelle à vérins afin que vous puissiez améliorer votre cadre de vie.

Cordialement,

Boris Slavomir,
DRH »

Une pelle ! Le rêve de tous ceux qui arrivent sur mars, il parait. Ses parents en avait une vieille dans le fond du garage. Il l’avait délaissé au profit d’un Béhémoth lorsqu’ils en ont eu les moyens. Ainsi il allait pouvoir creuser, trier, synthétiser, vendre pour gagner de l’argent ou terraformer pour améliorer son environnement direct. Quel bonheur, quelle joie, il a trouvé une place, il va être quelqu’un, il va pouvoir grandir, apprendre à maitriser sa force et à la développer pour un jour retrouver ses tueurs. Mais ce jour est encore loin. Pour l’instant, il ne pense qu’à dormir. Il se couche dans ce lit maintenant propre et s’endort rêvant de pelle et de minerai.

A son réveil, il mange un peu et sort de son bunker. Comme promis, La Firme a déposé un scaphandre neuf, dans lequel il y a les 15 rations et une lettre. A coté du scaphandre, la pelle. Elle semble neuve et brille de 1000 feux. Ses beaux vérins lui donne une forme originale et donne un sentiment de puissance. Elle semble lourde mais à peine l’a-t-il en main qu’elle se manie avec une facilité déconcertante. Elle semble facile à utiliser. En effet, à peine a-t-il pris en main son outil qu’elle commence à creuser presque toute seule. Le minerai vient aussitôt se stocker dans la boite grillagée prévu à cet effet. Il est absorbé par cet outil et transpire dans l’effort mais il est heureux. Soudain, le vent se lève. Il stoppe immédiatement son activité et rentre dans son bunker, sa pelle et le scaphandre neuf. Il lança le rover vers l’ouest. Il avait oublié de le lancer plus tôt, pris par l’envie de découvrir son matériel. Il rangea donc sa pelle et son nouveau scaphandre. Il prit le casque et retira les rations et la lettre. Il rangea la nourriture et ouvrit la lettre. Elle était manuscrite, l’écriture était fluide légèrement inclinée vers la droite.

« Monsieur,

Comme convenu, vous trouverez votre équipement avec cette lettre.

Je prends rarement ma plume personnellement pour écrire à un colon mais vous êtes une exception. Vous avez choisis d’emménager dans un ancien bunker malgré les légendes et mythes parcourant la planète. Je ne connais pas les raisons d’un tel choix. Sachez cependant que votre histoire sera répétée afin de pousser les colons à réinvestir d’anciens bunkers. Je conçois que le confort doit être sommaire. Mais après tout, n’êtes vous pas là pour travailler ?

La Firme passera tous les matins sur votre concession à 6h29 afin de vous ravitailler. Tachez d’être debout autrement vous serez contraint d’attendre le prochain ravitaillement. Il est possible que, parfois, une unité médicale ou les camions chargés de larves passent aussi sur votre concession. Vous en profiterez gratuitement.
Je vous souhaite un bon travail et n’oubliez pas que la firme n’aime pas les fainéants.

Cordialement,

Boris Slavomir,
DRH »

Au moins, le message était clair. La Firme a offert le matériel, il y a intérêt à y avoir du rendement. Sur ce, il part ce coucher.
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Absurd_Jedi
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MessageSujet: Re: Un noob pas si noob   Mer 23 Avr - 20:56

Sahagun a écrit:
Il se réveille, l’estomac tiraillé par la faim. C’est d’ailleurs la faim qui l’a tiré de ce sommeil. Il se lève et se dirige vers l’espace du bunker réservé à la cuisine. Cet espace est minuscule. Un évier surplombe un placard dans lequel sont stockés de vieux produits ménagers et des rations de la Firme. Une aubaine ! Il en prend deux et les pose à même la plaque chauffante. L’aluminium ne brule pas. Heureusement que la Firme emballe ses rations sous vide. Elles ont pu se conserver pendant tout ce temps sans même être altérées par cette longue période. Pendant ce temps il regarde autour de lui. Une table occupe un coin. Elle est suffisamment grande pour une personne mais ne pourrait pas en accueillir deux. D’ailleurs, il n’y a qu’une seule chaise. Les deux sont en métal afin de ne pas s’abimer trop vite. La rouille a commencé à apparaitre autour des vis. Sur la table une vieille assiette encore pleine est restée. L’ancien propriétaire est parti sans même faire sa vaisselle. Heureusement, il y en a une deuxième. Le garçon prend celle sur la table et la jette dans le vide ordure. Un bruit métallique se fait entendre lorsqu’elle touche le fond. A peine le tube refermé, un bruit de dépressurisation retentit et l’assiette est emportée par le vent balayant la surface de la planète. Une odeur de nourriture chaude embaume le bunker. Les rations sont prêtes. Un festin s’annonce. Il verse la première dans l’assiette propre et commence à manger. A peine la première bouchée avalée, la dure réalité revient au galop. La Firme est vraiment nulle en cuisine.

Il termine rapidement son repas et nettoie l’assiette. C’est la dernière, pas question de la jeter. Il prend alors le temps de faire le tour du bunker. Sur la rampe de lancement, un rover attend depuis longtemps d’être vidé de son dernier voyage. Il semble en bon état. Il entreprend alors de le vider et trouve parmi le minerai rapporté un morceau d’un autre rover. Une pièce banale, facile à refaire, mais c’est toujours ça de moins à faire en cas de problèmes. Après avoir récupéré la cargaison, il le relance. Il a choisi de l’envoyer à l’extrémité est de l’exploitation afin de mieux connaitre le paysage entourant ce bunker. Le rover, si tout va bien, reviendra dans 7h30. Il range le garage afin d’optimiser l’espace restreint et se dirige vers le panneau de contrôle. Il observe calmement le paysage dévoilé par le rover. Il semble plat et pas trop difficile à travailler. C’est une bonne nouvelle. Ce bunker bien que petit pourrait bien être sa nouvelle maison. Du panneau de contrôle, il regarde les autres données de sa nouvelle exploitation. La serre semble avoir besoin d’être nettoyée, des carottes ont pourri à l’intérieur. Quel gâchis ! La trieuse et le synthétiseur semblent avoir besoin d’un bon nettoyage et les tours sont visiblement pleines de jus de steak. Ça l’avait toujours étonné de trouver du jus de steak sur les grilles de catalyse en haut des tours. Quand même, monter sur des tours mesurant plus de 7m60 pour les enduire de jus de steak, il faut avouer que l’idée est saugrenue. Les containers à minerai, oxygène et hydrogène sont vides aussi. Il a du travail, impossible de le nier.

Mais la première tache à accomplir, c’est le nettoyage des toilettes. Prenant son courage à deux mains, il saisit un nettoyant sous l’évier et se dirige vers cette porte maudite. Il l’ouvre et commence à frotter. Après plus de deux heures, il termine enfin ce dur labeur qui lui aura fait vider son estomac par trois fois. Rangeant les produits, il trouve un petit désodorisant. Sur l’étiquette, on peut y lire « odeur sous bois ». Actionnant deux fois le désodorisant, il parfume ses toilettes avec ravissement.

Enfin, la tache la plus lourde : le scaphandre. Le travail va être long. Il se saisit du casque et l’observe. Des pierres ont partiellement abimé la surface mais le pire c’est la visière. Il va falloir en fabriquer une nouvelle. Il n’en a pas trouvé d’autre en rangeant le garage. Par contre, il a trouvé une vitre blindée prévu en cas de casse lors d’une violente tempête. En la découpant et en la transformant à l’aide du chalumeau, il pourra peut être en faire une visière. Il se saisit de la vitre et entreprend de la découper. Comment découper une vitre blindée ? il prend le chalumeau et le poussant au maximum de sa capacité, il le dirige soigneusement pour en découper un rectangle plus grand que nécessaire de 2 centimètres. Lentement, les couches de plastique fondent et le rectangle se détache enfin. Il va pouvoir commencer à travailler au cœur du rectangle [beaucooup de répétitions de "rectangle" ]. Avec une patience infinie, il entreprend de chauffer le centre du plastique afin de pouvoir le bomber légèrement. Il pourra ainsi avoir une vision plus élargie. C’est pour cela que ces 2 centimètres en surplus étaient nécessaires. Ayant terminé cette délicate opération, il entreprend de fumer le plastique afin de pouvoir protéger ses yeux de la lumière solaire. Enfin c’est terminé, le montage est facile. Il colmate ensuite les différents trous provoqués par les pierres.

Après une après midi de travail, la fatigue se fait sentir. Il se dirige vers son panneau de contrôle. Il doit faire en sorte d’envoyer un signal à La Firme pour indiquer que le bunker est de nouveau en activité. S’il ne le fait pas, il ne sera pas ravitaillé et mourra. Il ouvre l’ancien Voxterm. Celui démarre après de multiple soubresaut. Il envoie alors un message à Boris Slavomir, DRH de La Firme.

« Monsieur Slavomir,

Veuillez prendre note de la réactivation du bunker 5054. Merci de faire passer les équipes de ravitaillement de votre entreprise afin de me permettre d’acheter les produits de première nécessité. Sachant que ce bunker était inactif depuis fort longtemps, j’espère que vous saurez me remercier de l’avoir repris. J’aurais en effet pu vous en demander un neuf.

Cordialement,

Sahagun. »

Le message est parti, il faut attendre la réponse. D’après ce que ses parents lui ont dit, l’administration de la Firme a besoin de beaucoup de temps pour répondre aux courriers. Ils recevraient des milliers de courriers chaque jour et ceci expliquerait leur lenteur.

Pendant ce temps là, le rover est revenu charriant par la même occasion un peu de minerai brut. Il se retourne après avoir envoyé le message et entreprend de vider le contenu du rover. Pas d’objet cette fois ci. L’est est une bonne zone, plate et apparemment riche en minerais. Il lui faut cependant explorer le reste de l’exploitation. Il décide de l’envoyer vers le nord. Une fois le rover parti, il se dirige vers sa cuisine et se prépare une nouvelle ration. Il la mange rapidement à peine chaude, enfile son scaphandre et sort pour aller réparer les installations.

Il se dirige en premier lieu vers la serre. En entrant, à nouveau une odeur nauséabonde le saisit et il en va de peu pour que son diner se retrouve dans son scaphandre. Il se concentre et entre pour nettoyer. Ici et là des morceaux de carottes ont pourri. La serre semble avoir été ravagée de l’intérieur. Il retrouve des morceaux de ces légumes jusqu’au plafond comme si une tempête ou une force extérieure avait ravagé la serre. Des morceaux de carottes bouchent tous les conduits amenant l’eau nécessaire à la pousse et l’engrais accélérant la production. Il entreprend de tout nettoyer, centimètre par centimètre. Une fois la serre propre, il se dirige vers un local sur la droite et ouvre la porte. A l’intérieur, une multitude de graines attendant d’être semées. Il en prend une poignée et les sème à la volée. Elles seront prêtes dans 10 jours si tout va bien.

Dehors la nuit était tombée. Comme l’exploitation avait été abandonnée, les lumières ne s’allument pas automatiquement. Il se retrouve donc seul dans le noir. Il va falloir retourner au bunker pour dormir. La journée précédente revient en mémoire ainsi que tous les dangers passés. Il ne veut pas revivre une nouvelle fois une telle expérience. Il essaie de se remémorer les pas qu’il a faits pour arriver jusqu’à son bunker. Mais impossible de se souvenir du nombre et de l’orientation suivie. Il n’a pas fait attention. Il lève les yeux au ciel. Il regarde les étoiles et réalise qu’il ne peut même pas s’orienter avec elles, il ne sait pas où est son bunker. Il aperçoit le satellite Phobos qui passe au dessus de sa concession. Et soudain, un grand jet de lumière part de Phobos et vient frapper le sol de Mars. La lumière éclaire son bunker, il va pouvoir rentrer chez lui. Mais auparavant, il s’accroche, il sait que le sol va trembler. Il ne sait pas ce que sont ces jets de lumières mais il sait qu’il ne veut pas en voir un de prêt. Le sol se met à trembler un peu dans un premier temps puis très violemment. Tous les objets qui ne sont pas fixés tombent. Souvent ces frappes dérèglent les rovers et ils se perdent. Pourvu que le sien ne se perde pas, ce serait un véritable malheur. Enfin la terre s’arrête de trembler et il peut enfin rentrer chez lui. Arrivant devant le sas, il presse le bouton et entre.

Après avoir posé son scaphandre, son Voxterm clignote. La Firme lui a déjà répondu. Ils ne sont pas si lents !

« Monsieur,

Nous sommes heureux que vous vous soyez installé dans un ancien bunker. Pour vous remercier, La Firme vous offre 15 rations alimentaires et vous apportera un scaphandre neuf ainsi qu’une pelle à vérins afin que vous puissiez améliorer votre cadre de vie.

Cordialement,

Boris Slavomir,
DRH »

Une pelle ! Le rêve de tous ceux qui arrivent sur mars, il parait. Ses parents en avaient une vieille dans le fond du garage. Il l’avait délaissée au profit d’un Béhémoth lorsqu’ils en ont eu les moyens. Ainsi il allait pouvoir creuser, trier, synthétiser, vendre pour gagner de l’argent ou terraformer pour améliorer son environnement direct. Quel bonheur, quelle joie, il a trouvé une place, il va être quelqu’un, il va pouvoir grandir, apprendre à maitriser sa force et à la développer pour un jour retrouver ses tueurs. Mais ce jour est encore loin. Pour l’instant, il ne pense qu’à dormir. Il se couche dans ce lit maintenant propre et s’endort rêvant de pelle et de minerai.

A son réveil, il mange un peu et sort de son bunker. Comme promis, La Firme a déposé un scaphandre neuf, dans lequel il y a les 15 rations et une lettre. A coté du scaphandre, la pelle. Elle semble neuve et brille de mille feux. Ses beaux vérins lui donnent une forme originale et donnent un sentiment de puissance. Elle semble lourde mais à peine l’a-t-il en main qu’elle se manie avec une facilité déconcertante. Elle semble facile à utiliser. En effet, à peine a-t-il pris en main [répétition] son outil qu’elle commence à creuser presque toute seule. Le minerai vient aussitôt se stocker dans la boite grillagée prévue à cet effet. Il est absorbé par cet outil et transpire dans l’effort mais il est heureux. Soudain, le vent se lève. Il stoppe immédiatement son activité et rentre dans son bunker, ["avec" ?] sa pelle et le scaphandre neuf. Il lança le rover vers l’ouest. Il avait oublié de le lancer plus tôt, pris par l’envie de découvrir son matériel. Il rangea donc sa pelle et son nouveau scaphandre. Il prit le casque et retira les rations et la lettre. Il rangea la nourriture et ouvrit la lettre. Elle était manuscrite, l’écriture était fluide légèrement inclinée vers la droite.

« Monsieur,

Comme convenu, vous trouverez votre équipement avec cette lettre.

Je prends rarement ma plume personnellement pour écrire à un colon mais vous êtes une exception. Vous avez choisis d’emménager dans un ancien bunker malgré les légendes et mythes parcourant la planète. Je ne connais pas les raisons d’un tel choix. Sachez cependant que votre histoire sera répétée afin de pousser les colons à réinvestir d’anciens bunkers. Je conçois que le confort doit être sommaire. Mais après tout, n’êtes vous pas là pour travailler ?

La Firme passera tous les matins sur votre concession à 6h29 afin de vous ravitailler. Tachez d’être debout autrement vous serez contraint d’attendre le prochain ravitaillement. Il est possible que, parfois, une unité médicale ou les camions chargés de larves passent aussi sur votre concession. Vous en profiterez gratuitement.
Je vous souhaite un bon travail et n’oubliez pas que la firme n’aime pas les fainéants.

Cordialement,

Boris Slavomir,
DRH »

Au moins, le message était clair. La Firme a offert le matériel, il y a intérêt à y avoir du rendement. Sur ce, il part se coucher.
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