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 encore un rp .. je sais j'ecris un peu beaucoup

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adanedhe
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MessageSujet: encore un rp .. je sais j'ecris un peu beaucoup   Lun 10 Déc - 17:30

La tempête s’annonçait. Tous les voyants de la station météo portative étaient au rouge. Dans les heures précédent la tempête, j’avais pu sélectionner un site ad hoc où les vents seraient les plus violent. J’avais creusé une fosse abritée pour y mettre toute mon infrastructure de suivi météo et attendre le plus fort de la tempête pour sortir et procéder à l’ionisation des myomères. J’avais érigé de grands portiques haubanés afin de pouvoir hisser les quelques cent quatre vingt douze mètres de fibres en dix faisceaux qu’il faudrait électriser un à un. Le treuil électrique permettrait de hisser l’ensemble des tresses au moment opportun. Je prenais le temps de réviser pour la quatrième fois mon canon Gauss modifié. La charge du générateur dorsal était bonne. Le bras d’assistance du canon fonctionnait à merveille. Tout semblait être bon. J’avais pris soins de prendre un sac-gourde dans mon dos rempli de vodka afin de me réchauffer par ces moins soixante dix neuf degrés ambiants. J’aspirais de temps en temps à petite gorgée de ce liquide alcoolisé qui me brulait la gorge et me chauffait les entrailles et me faisait oublier la folie que j’allais commettre.
Je n’avais prévenu personne. Je souhaitais faire la surprise à Cyanure et sans doute par orgueil, je voulais tenter l’aventure et défier la tempête martienne. Cependant, à mesure que je voyais la cellule de vents match se rapprocher et les chiffres prévisionnels des vents et températures s’afficher, mon bel orgueil faisait peu à peu place à une angoisse confinant à la terreur. Mais je n’avais de toute façon plus le temps ni l’envie de faire demi-tour. Je vérifiais machinalement ma radio HF et mon transmetteur d’infra-ondes dont les systèmes d’auto check étaient au vert.
Enfin je senti au fond de mon être, plus que je ne le vis ou que je n’entendis, les vents commencer de se déchainer au dessus de mon abris enterré. Les sondeurs me montraient l’évolution rapide des vents au fur et à mesure que la tempête avançait sur moi.
Cent quarante sept kilomètres par heure, quand les sondeurs me donnèrent cette valeur record, je me décidais à sortir. Une dernière gorgée pour la route, le stress, l’alcool et l’émotion me grisaient. J’allumais le treuil pour hisser les tresses de fibre dans cet enfer glacé. Une grande inspiration et enfin je sorti de l’abri. Je fus à moitié coupé en deux par la force du vent. Je m’arque-boutais sur me jambes afin de progresser de quelques mètres. Le vent soufflait en rafale et j’en cherchais le rythme pour profiter de chaque accalmie. Enfin, dans la nuée sableuse j’aperçus mon portique. Mon doigt effleura le contact de mise en charge du canon. Mon indicateur de suivi tactique qui me projetait des données sur la visière de mon casque confirma que la force du vent et la température étaient corrects pour une ionisation. J’ajustais la première tresse avec mon canon, luttant contre le vent pour maintenir la ligne de tir. Puis je pressais la gâchette. Un éclair bleu violacé parti de mon canon jusqu’au sommet de la tresse. J’avais fait mouche. La tresse se mit à luire dans la noirceur de la tempête, se chargeant d’énergie. Je relâchais la gâchette en exultant. La fibre grise à l’origine avait pris une belle teinte argentée. Je repris une autre lampée de vodka, puis éclatait de rire en me remettant à l’œuvre pour les neuf autres tresses. Un chat paillard me montait aux lèvres et je beuglais dans les éléments déchaînés avec un immense sentiment d’invincibilité.
Les choses se compliquèrent vers la neuvième tresse. Le portique semblait sur le point de lâcher. Le vent m’épuisait et je perdais la sensibilité de mes jambes sans doute à cause du froid. Je finis d’ioniser la dernière tresse alors que le portique gémissait atrocement. Deux élingues avaient déjà claqué et me forçaient à la plus grande vigilance pour ne pas me faire cingler et y perdre un membre.
J’actionnais alors en hâte la commande du treuil pour redescendre l’ensemble avant que cela ne se fasse emporter par le vent. Malheureusement, grippé par le sable, le treuil refusa de descendre plus qu’a mi-hauteur. Tout allait de mal en pis. Je me débarrassais rapidement du canon qui devenait encombrant et m’élançais en titubant vers le portique. Il en allait de l’avenir de cyanure, je ne pouvais pas échouer.
Je pris à ma ceinture mon lance grappin et visait le haut du portique. Un court instant le vent tomba et je profitais de l’opportunité pour tirer. Le grappin s’enroula au sommet et je commençais l’escalade sous le redoublement des bourrasques. Une élingue claqua sur ma jambe m’arrachant un cri de douleur et je vis plusieurs alarmes de chute de pression s’allumer sur le moniteur.
Tant bien que mal, j’arrivais au sommet. J’entendis encore deux claquements. Tout allait s’envoler. Il ne me restait qu’un choix. Avec ma lame à disruption moléculaire, je tailladais rapidement le câble de mon grappin, puis le sommet du portique. Les tressent churent au sol et moi avec. La chute fut terrible, je senti un os ou deux craquer et je fus submergé par la douleur qui se transforma en nausée. Je luttais pour ne pas perdre conscience.
J’allais échouer et pire j’avais toutes les chances d’y rester. Mon scaphandre était déchiré a la jambe. Le système de secours s’enclencha. L’étanchéité se fit au niveau du coup. Il me restait quinze minutes d’air et déjà le froid terrible s’insinuait dans la partie non alimentée. Le transmetteur était hors service, ayant explosé dans la chute. Il me restait la HF, deux kilomètres de protée. Deux kilomètres ! Le bunker de Mithra ce trouvait a peu près a cette distance. Mais le froid était si intense. Dans un dernier effort je lançais un dernier appel.
« Mimi ! A l’aide, deux kilomètre sud est de chez toi. C’est urgent je... »
Le voile noir de l’inconscience s’abattit sur moi.
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chouchenn

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Date d'inscription : 26/09/2007

MessageSujet: Re: encore un rp .. je sais j'ecris un peu beaucoup   Mer 12 Déc - 13:50

La tempête s’annonçait. Tous les voyants de la station météo portative étaient au rouge. Dans les heures précédant la tempête, j’avais pu sélectionner un site ad hoc où les vents seraient les plus violents. J’avais creusé une fosse abritée pour y mettre toute mon infrastructure de suivi météo et attendre le plus fort de la tempête pour sortir et procéder à l’ionisation des myomères. J’avais érigé de grands portiques haubanés afin de pouvoir hisser les quelques cent quatre vingt douze mètres de fibres en dix faisceaux qu’il faudrait électriser un à un. Le treuil électrique permettrait de hisser l’ensemble des tresses au moment opportun. Je prenais le temps de réviser pour la quatrième fois mon canon Gauss modifié. La charge du générateur dorsal était bonne. Le bras d’assistance du canon fonctionnait à merveille. Tout semblait être bon. J’avais pris soin de prendre un sac-gourde dans mon dos rempli de vodka [d'emporter un sac-gourde rempli de vodka] afin de me réchauffer par ces moins soixante dix neuf degrés ambiants. J’aspirais de temps en temps à petite gorgée de ce liquide alcoolisé qui me brulait la gorge et me chauffait les entrailles et me faisait oublier la folie que j’allais commettre.
Je n’avais prévenu personne. Je souhaitais faire la surprise à Cyanure et sans doute par orgueil, je voulais tenter l’aventure et défier la tempête martienne. Cependant, à mesure que je voyais la cellule de vents match se rapprocher et les chiffres prévisionnels des vents et températures s’afficher, mon bel orgueil faisait peu à peu place à une angoisse confinant à la terreur. Mais je n’avais de toute façon plus le temps ni l’envie de faire demi-tour. Je vérifiais machinalement ma radio HF et mon transmetteur d’infra-ondes dont les systèmes d’auto check étaient au vert.
Enfin je senti au fond de mon être, plus que je ne le vis ou que je n’entendis, les vents commencer de se déchainer au dessus de mon abri enterré. Les sondeurs me montraient l’évolution rapide des vents au fur et à mesure que la tempête avançait sur moi.
Cent quarante sept kilomètres par heure, quand les sondeurs me donnèrent cette valeur record, je me décidais à sortir. Une dernière gorgée pour la route, le stress, l’alcool et l’émotion me grisaient. J’allumais le treuil pour hisser les tresses de fibre dans cet enfer glacé. Une grande inspiration et enfin je sorti de l’abri. Je fus à moitié coupé en deux par la force du vent. Je m’arcboutais sur mes jambes afin de progresser de quelques mètres. Le vent soufflait en rafale et j’en cherchais le rythme pour profiter de chaque accalmie. Enfin, dans la nuée sableuse j’aperçus mon portique. Mon doigt effleura le contact de mise en charge du canon. Mon indicateur de suivi tactique qui me projetait des données sur la visière du casque confirma que la force du vent et la température étaient corrects pour une ionisation. J’ajustais la première tresse avec mon canon, luttant contre le vent pour maintenir la ligne de tir. Puis je pressais la gâchette. Un éclair bleu violacé parti de mon canon jusqu’au sommet de la tresse. J’avais fait mouche. La tresse se mit à luire dans la noirceur de la tempête, se chargeant d’énergie. Je relâchais la gâchette en exultant. La fibre grise à l’origine avait pris une belle teinte argentée. Je repris une autre lampée de vodka, puis éclatait de rire en me remettant à l’œuvre pour les neuf autres tresses. Un chant paillard me montait aux lèvres et je beuglais dans les éléments déchainés avec un immense sentiment d’invincibilité.
Les choses se compliquèrent vers la neuvième tresse. Le portique semblait sur le point de lâcher. Le vent m’épuisait et je perdais la sensibilité de mes jambes sans doute à cause du froid. Je finis d’ioniser la dernière tresse alors que le portique gémissait atrocement. Deux élingues avaient déjà claqué et me forçaient à la plus grande vigilance pour ne pas me faire cingler et y perdre un membre.
J’actionnais alors en hâte la commande du treuil pour redescendre l’ensemble avant que cela ne se fasse emporter par le vent. Malheureusement, grippé par le sable, le treuil refusa de descendre plus qu’a mi-hauteur. Tout allait de mal en pis. Je me débarrassais rapidement du canon qui devenait encombrant et m’élançais en titubant vers le portique. Il en allait de l’avenir de Cyanure, je ne pouvais pas échouer.
Je pris à ma ceinture mon lance grappin et visait le haut du portique. Un court instant le vent tomba et je profitais de l’opportunité pour tirer. Le grappin s’enroula au sommet et je commençais l’escalade sous le redoublement des bourrasques. Une élingue claqua sur ma jambe m’arrachant un cri de douleur et je vis plusieurs alarmes de chute de pression s’allumer sur le moniteur.
Tant bien que mal, j’arrivais au sommet. J’entendis encore deux claquements. Tout allait s’envoler. Il ne me restait qu’un choix. Avec ma lame à disruption moléculaire, je tailladais rapidement le câble de mon grappin, puis le sommet du portique. Les tresses churent au sol et moi avec. La chute fut terrible, je senti un os ou deux craquer et je fus submergé par la douleur qui se transforma en nausée. Je luttais pour ne pas perdre conscience.
J’allais échouer et pire j’avais toutes les chances d’y rester. Mon scaphandre était déchiré à la jambe. Le système de secours s’enclencha. L’étanchéité se fit au niveau du cou. Il me restait quinze minutes d’air et déjà le froid terrible s’insinuait dans la partie non alimentée. Le transmetteur était hors service, ayant explosé dans la chute. Il me restait la HF, deux kilomètres de portée. Deux kilomètres ! Le bunker de Mithra ce trouvait a peu près a cette distance. Mais le froid était si intense. Dans un dernier effort je lançais un dernier appel.
« Mimi ! A l’aide, deux kilomètre sud est de chez toi. C’est urgent je... »
Le voile noir de l’inconscience s’abattit sur moi.
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